le Jeudi 4 juin 2026
le Vendredi 28 février 2025 19:30 Évènements

Le Club de cinéma de l’UdeH accorde une réflexion sur le Mois de l’histoire des Noirs

Cette initiative a suscité des discussions passionnées sur les tensions raciales et la diversité culturelle, offrant aux étudiants un espace d’échange et de réflexion. — Photo : web
Cette initiative a suscité des discussions passionnées sur les tensions raciales et la diversité culturelle, offrant aux étudiants un espace d’échange et de réflexion.
Photo : web

Le Club de cinéma de l’Université de Hearst a offert à ses membres une occasion unique de plonger dans l’un des classiques les plus marquants du cinéma afro-américain en ce Mois de l’histoire des Noirs. Sous la direction de Patrice Villeneuve, le club a projeté Do the Right Thing (1989), un film incontournable de Spike Lee.

Le Club de cinéma de l’UdeH accorde une réflexion sur le Mois de l’histoire des Noirs
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Pour Patrice Villeneuve, la sélection du film Do the Right Thing n’était pas un hasard. « C’est non seulement l’un des meilleurs films de Spike Lee et du cinéma afro-américain, mais aussi un des plus grands films du cinéma américain tout court », affirme-t-il.

Patrice Villeneuve considère Do the Right Thing comme un chef-d’œuvre du cinéma, offrant une exploration nuancée des tensions raciales sans simplification ni caricature.

Photo : Ndery Dione

Ce long-métrage, qui se déroule durant une journée caniculaire dans un quartier multiethnique de Brooklyn, brosse un portrait fascinant des relations intercommunautaires et des tensions raciales aux États-Unis. 

« Do the Right Thing regorge d’énergie. Il est rempli de références à la culture populaire qui restent toujours pertinentes aujourd’hui. De plus, il met en scène des personnages dynamiques et colorés, interprétés par un casting impressionnant comprenant Samuel L. Jackson, Danny Aiello, Giancarlo Esposito et Spike Lee lui-même », ajoute M. Villeneuve. 

Au-delà de son dynamisme et de son énergie, le film brille par son exploration nuancée des conflits raciaux. « Les interactions et conversations entre les personnages peuvent sembler inutiles au premier abord, mais elles permettent de mettre en lumière les dynamiques complexes entre les groupes démographiques qui forment la mosaïque culturelle américaine », explique Patrice. 

Un des aspects les plus frappants du film, selon M. Villeneuve, est la manière dont Spike Lee évite de tomber dans la caricature ou la simplification. « Do the Right Thing adopte une position à la fois provocatrice et prudente, ce qui est paradoxal, mais très efficace », précise-t-il. « Aucun groupe n’est présenté comme un bloc homogène. Aucun personnage n’est un héros absolu ou un méchant caricatural. Chacun agit selon ses propres motivations, dans un conflit où l’amour et la haine s’opposent. Mais une chose est certaine : lorsque la haine l’emporte, tout le monde en sort perdant. » 

Gael Kabwe Kalenda 

Parmi les étudiants ayant assisté à la projection, Gael Kabwe Kalenda, originaire de Kinshasa et inscrit en administration des affaires, a particulièrement apprécié le film.

Ce que j’aime le plus dans le club, c’est qu’il nous unit tout en nous informant sur des réalités que nous ignorons parfois. »

Photo : Ndery Dione

« Il est très fort dans son aspect de leçon de morale. » Il évoque notamment la manière dont le film rend hommage aux figures historiques comme Martin Luther King et Nelson Mandela, en abordant des valeurs essentielles telles que la justice et la tolérance. 

Mais ce qui a le plus marqué Gael, c’est le message du film sur les préjugés et l’apparence. « Do the Right Thing nous rappelle qu’il ne faut pas juger les gens sur leur apparence. Il est essentiel d’avoir du respect et de la considération pour tout le monde. »

En dehors de la projection elle-même, Gael Kalenda tient à saluer l’initiative du Club de cinéma et le travail de Patrice Villeneuve. Pour lui, ce genre d’activités joue un rôle clé dans la vie étudiante. « C’est une belle approche qui permet aux étudiants de se divertir tout en apprenant. » Il insiste sur le fait que la diversité culturelle est un élément fondamental de l’expérience universitaire et que le Club de cinéma contribue à la mettre en valeur. 

« Se réunir une fois par semaine pour regarder un film et en discuter, c’est une excellente façon de rassembler des étudiants de différentes cultures. Le Club de cinéma est l’une des meilleures initiatives adoptées par l’Université de Hearst pour favoriser l’intégration et l’échange interculturel. »

Au-delà du simple plaisir de regarder des films, le Club de cinéma joue un rôle éducatif et social essentiel. « Ce que j’aime le plus dans le club, c’est qu’il nous unit tout en nous informant sur des réalités que nous ignorons parfois. »

Il évoque notamment la question du racisme, un sujet souvent abordé sous l’angle des tensions entre Noirs et Blancs, mais qui, selon lui, prend aussi d’autres formes. « Beaucoup de gens ne réalisent pas que le racisme ne se limite pas aux conflits entre Blancs et Noirs. Il existe aussi des tensions entre Autochtones et Blancs. »