La mairesse sortante, Mme Fort, pose sa candidature pour une troisième fois après avoir dirigé sa communauté pendant deux mandats consécutifs. Elle a également siégé au conseil municipal entre 2016 et 2018. Mme Fort œuvre dans l’industrie ferroviaire et possède plus de 30 ans d’expérience au sein de plusieurs conseils d’administration. Elle dit avoir un intérêt particulier pour le développement communautaire authentique ; capable de résister dans le temps.
«J’ai décidé de me présenter une troisième fois afin de finir le travail que le conseil municipal et moi avons amorcé pour mettre la communauté sur la voie de la réussite», précise Mme Fort. «J’ai donné ma parole que certains dossiers seront complétés si je suis réélue. Je crois pouvoir les concrétiser au cours d’un autre mandat.»
Cheryl Fort
Son adversaire, M. Stewart, a été élu conseiller municipal à deux reprises, soit en 2010 et en 2014. Il était président d’une section locale d’un syndicat pendant huit ans et a dirigé plusieurs organismes communautaires. Un francophile, il dit s’efforcer de parler en français depuis le début de sa carrière syndicale. Son épouse et lui sont également les anciens propriétaires d’un journal de langue anglaise à Hornepayne.
«J’ai décidé de me présenter à la mairie de Hornepayne, car j’ai une vision différente de la façon dont les choses peuvent être faites», explique M. Stewart. «Mon épouse, Lisa, et moi organisons des évènements communautaires et développons des associations depuis 25 ans. Nous avons donc décidé de présenter nos candidatures en couple : elle comme conseillère, et moi comme maire.»
Paul Stewart
Les Médias de l’épinette noire n’ont pas été en mesure de joindre M. Martin. Par contre, il se décrit dans une publication sur les réseaux sociaux comme une personne honnête et travaillante qui veut améliorer sa communauté et faire preuve de transparence quant à la prise de décisions. Il précise avoir fait carrière dans les ventes et la gestion.
Quels sont trois des principaux enjeux dans votre communauté ? Quelles solutions avez-vous à proposer ?
C. Fort : L’abordabilité, les infrastructures et les loisirs.
Les gens ont ressenti les hausses au niveau du cout de la vie. Nous avons élargi la base fiscale et ajouté de nouvelles entreprises, mais nous avons toujours besoin de nouvelles industries, et nous devons augmenter notre offre de logements. Notre niveau de population [actuel] ne suffit pas lorsqu’il s’agit du fonctionnement d’une municipalité. Pour les contribuables, c’est difficile pour eux de couvrir toutes les dépenses [municipales].
Tout le monde voit la détérioration de nos chemins. Nous n’avons pas planifié de façon proactive sur plusieurs fronts dans la municipalité, et nous commençons à voir l’ampleur du problème. Nous avons amorcé les travaux sur une rue principale, mais il y a toujours plus de travaux à compléter. De plus, il faut revendiquer auprès du gouvernement provincial l’état dans lequel se trouve le Nord de l’Ontario et suggérer des changements aux modèles de financement pour assurer sa pérennité.
Nous avons fait plusieurs importants investissements dans notre aréna, notre terrain de balle, notre centre de conditionnement physique et notre bibliothèque, mais c’est que la pointe de l’iceberg. Nous devons nous assurer de pouvoir se permettre d’investir dans les loisirs aujourd’hui et à plus long terme. Les activités récréatives sont un outil de recrutement de nouveaux résidents et de rétention de ceux qui demeurent ici. Il faut donc développer de nouveaux partenariats et utiliser nos installations 365 jours par année. En faisant ça, nous allons faire reculer la dépense lourde des loisirs.
P. Stewart : Trois des préoccupations les plus urgentes auxquelles notre communauté est confrontée actuellement concernent la vétusté de nos infrastructures. Notre caserne de pompiers est en très mauvais état et nécessite d’importantes réparations. Notre camion-pompe aura 25 ans l’an prochain et doit être remplacé. Notre aréna et notre club de curling ont besoin de beaucoup de travaux. Le toit du hall d’entrée de l’aréna fuit tellement que les toilettes sont inutilisables. Une poutre du toit de la patinoire de curling est tordue et doit être réparée avant que celle-ci puisse être réutilisée. Enfin, l’état de nos routes est préoccupant : de nombreux tronçons d’asphalte sont très abîmés et nécessitent des réparations.
Nous constatons la hausse du coût de la vie partout et nous pensons pouvoir contribuer à freiner l’augmentation rapide des taxes municipales, tout en organisant des évènements communautaires pour la région et en faisant de Hornepayne un endroit encore plus agréable à vivre. Nous souhaiterions créer un comité des loisirs en tant que comité du conseil et un groupe d’entreprises en tant que comité du conseil ; nous fusionnerions les deux pour réunir les entreprises et les loisirs afin de créer une alliance puissante semblable à celle que nous avons mise en place au cours des 25 dernières années, mais à plus grande échelle.
Autres candidatures et acclamations
Sept personnes ont déposé leur candidature pour quatre postes au conseil municipal : Seepana Goutham, Belinda Kistemaker*, Peter Kistemaker*, Michael O’Keefe, Jon Peroff*, Drago Stefanic* et Lisa Stewart.
Roger Lemoyne a été élu par acclamation en tant que conseiller scolaire de la région de Dubreuilville et de Hornepayne au Conseil scolaire catholique Nouvelon. Pour sa part, Lucie Paquin a été élue par acclamation en tant que représentante de la région de Hearst, Hornepayne et Mattice-Val Côté au Conseil scolaire public du Nord-Est de l’Ontario.
*candidat sortant
