Fondée sur la réciprocité et le partage d’expertise, cette entente prévoit une collaboration entre la formation universitaire et la pratique en milieu scolaire. Autrement dit, l’UOF mettra son expertise au service du personnel du CSCDGR, notamment en lui donnant accès à ses formations et à ses certifications.
Désormais, grâce à ce partenariat, les diplômés en enseignement de l’UOF pourront acquérir une expérience pratique dans les écoles du CSCDGR, au sein des communautés francophones du Nord-Est de l’Ontario.
Le directeur de l’éducation et secrétaire-trésorier du CSCDGR, M. Jérémie Lepage, a révélé au journal Le Nord, lors d’une rencontre, qu’il était à Toronto vendredi dernier, où il a non seulement pu visiter l’Université de l’Ontario français, mais également signer le protocole d’accord.
«C’est un cadre de collaboration entre le Conseil scolaire catholique des Grandes Rivières et l’Université de l’Ontario français. Qu’est-ce que ça va apporter cette collaboration-là ? Ça va nous permettre de travailler ensemble sur la formation, le perfectionnement professionnel et le recrutement. Et puis, il y a un projet aussi dans le domaine de l’éducation, notamment au niveau de la recherche.»
M. Lepage a insisté sur l’importance de cette entente, car elle donnera une expertise universitaire en formation, en recherche et en innovation, ce qui constitue l’une des valeurs du Conseil scolaire catholique des Grandes Rivières.
Par ailleurs, le directeur de l’éducation et secrétaire-trésorier du CSCDGR indique que dans la planification stratégique du Conseil, il y a une orientation stratégique qui traite exclusivement des relations entre le Conseil scolaire et ses divers partenaires.
«Pour nous, c’est aussi gagnant d’avoir des attentes comme celles-ci avec nos partenaires universitaires pour l’amélioration du rendement de nos élèves. Donc, au bout du compte, ça vient aussi accroître le bassin des candidats qualifiés pour travailler ici dans le Nord de l’Ontario, dans notre Conseil scolaire.»
De leur côté, ajoute-t-il, le Conseil scolaire apporte l’expertise du terrain. En fait, les étudiants de l’Université de l’Ontario français seront accueillis dans leurs salles de classe en tant que stagiaires et auront l’occasion de commencer leur stage dans le cadre du programme de l’UOF, qui a une durée de 12 mois.
Notre mémoire locale
Retrouvez gratuitement l’édition de la semaine et explorez des années d’actualité locale
«Le début de ce programme est au mois de mai. Donc, les étudiants arrivent dans nos écoles pour observer un peu à quoi ça sert une fin d’année scolaire (…). Et à l’automne aussi, où ils ont un stage en début d’année scolaire, ce qui va leur permettre de voir comment on ouvre et toute la mise en place des préparatifs pour la rentrée scolaire. Alors, c’est intéressant pour nous et pour l’Université de l’Ontario français, je pense.»
En tant que directeur de l’éducation et secrétaire-trésorier du CSCDGR, M. Jérémie Lepage a admis que cette entente permettra au personnel d’acquérir de nouvelles connaissances et compétences afin d’améliorer leurs stratégies d’enseignement dans un environnement franco-ontarien.
Puis, il a rappelé que, géographiquement, le CSCDGR s’étend de Hearst à Haileybury en passant par Timmins, Foleyet, Gogama, à peu près vingt-cinq-mille kilomètres carrés de superficie.
«L’entente est signée vendredi et ce n’est pas simplement un document, mais vraiment on a créé un partenariat qui va nous permettre de former, d’accompagner et aussi d’attirer la prochaine génération d’enseignants et enseignantes francophones dans nos écoles, dans tout le Nord-Est de l’Ontario», a conclu M. Lepage.
Quant au recteur de l’Université de l’Ontario français, Normand Labrie, il a souligné que cette entente contribue à consolider un écosystème éducatif francophone qui dépasse les frontières régionales.
Selon M. Labrie, la mise en commun des expertises permettra de créer des occasions d’apprentissage, d’innovation et de développement professionnel profitant aux étudiantes et étudiants, aux équipes éducatives et, ultimement, à la relève franco-ontarienne.
L’entente prévoit également des possibilités de perfectionnement professionnel pour le personnel enseignant, les équipes de direction, les conseillères et conseillers pédagogiques ainsi que les agentes de supervision du Conseil.
En termes plus clairs, ces personnes pourront bénéficier, à tarif préférentiel, des formations et des certifications offertes par l’UOF, ainsi que de nouvelles activités de perfectionnement élaborées conjointement par les deux institutions. Celles-ci comprendront notamment des microcertifications et des qualifications additionnelles.
Ainsi, le partenariat permettra aux deux établissements de contribuer au développement de l’éducation en français en Ontario grâce à des projets de recherche-action axés sur l’innovation pédagogique, une collaboration qui favorisera leur rayonnement au sein de la francophonie.
