le Jeudi 8 octobre 2026
le Jeudi 8 octobre 2026 14:13 Régional

Des petites céréales ralenties par la météo du Nord

Dans certaines parcelles, Simon Coutier a récolté 2,5 tonnes à l’acre. — Photo de courtoisie
Dans certaines parcelles, Simon Coutier a récolté 2,5 tonnes à l’acre.
Photo de courtoisie

Malgré une saison exigeante, Simon Cloutier dans le Timiskaming et Roger Lachance près de Kapuskasing, ont réalisé des rendements élevés. Les producteurs ont composé avec des coûts élevés d’engrais, de carburant et de transport.

Des petites céréales ralenties par la météo du Nord
00:00 00:00

En 2026, la récolte des petites céréales s’est étirée dans le Nord de l’Ontario. La météo a compliqué la maturation et retardé les travaux. «Il a manqué de soleil vraiment au mois d’août ici», explique Simon Cloutier, producteur à Earlton, dans le district de Timiskaming. «Il reste encore de l’avoine à récolter dans la région.»

Malgré ces conditions, l’agriculteur a récolté 2,5 tonnes à l’acre dans certaines parcelles. «Le rendement était excellent, particulièrement la première semaine». Même si l’avoine était parfois moins jaune que d’habitude, il n’a pas subi de problèmes de qualité.

À Harty, près de Kapuskasing, Roger Lachance dresse lui aussi un bilan positif. Sa récolte devrait être légèrement meilleure que celle de l’an dernier, même s’il a dû composer avec des conditions difficiles en fin de saison. «Les derniers 80 acres que j’ai ramassés n’étaient pas tout à fait prêts, mais ça ne me tentait pas d’attendre plus longtemps».

Pour les producteurs du Nord, le calendrier est plus important qu’ailleurs et il faut faire preuve d’anticipation. «Il faut vraiment essayer de semer avant le 15 mai», prévient Simon Cloutier. À l’inverse, l’usage de nouveaux grains semble inadapté. «Une variété plus hâtive a généralement moins de potentiel de rendement».

Le fuel en hausse de 55 %

De son côté, Roger Lachance a investi dans un nouveau semoir, pour accélérer l’implantation de ses cultures. «Je viens d’acheter un drill spécialement pour ça, pour être capable de semer puis que ça commence à pousser tout de suite. Ça fait une grosse différence à la récolte aussi.»

Cette année, il cultive exclusivement de l’avoine. «Je ne veux pas avoir de problèmes et c’est à peu près le plus facile à faire pousser». En 2027, il intègrera le canola dans sa rotation.

La rentabilité constitue un autre défi. Les producteurs doivent composer avec la hausse des coûts des intrants et de la récolte. L’agriculteur de Harty estime avoir payé son engrais 55 % plus cher que l’année précédente.

Pour certaines fermes, l’éloignement géographique fait grimper les coûts de transport. «Les frais sont énormes», affirme Simon Cloutier. «On paie plus de fuel dans le Nord pour apporter notre produit au marché.» L’état des routes n’arrange pas la situation. «Une amélioration des infrastructures permettrait de réduire une partie de cette pression sur les producteurs.»

Malgré tout, les petites céréales conservent leur place dans les rotations. Pour ces producteurs, il s’agit de profiter au maximum d’une courte fenêtre de croissance et de récolte.