le Jeudi 8 octobre 2026
le Jeudi 8 octobre 2026 14:05 | mis à jour le 8 octobre 2026 14:10 Régional

Hearst a accueilli un magnifique spectacle de Nikamu Mamuitun

  Photo : Francine Savoie Jansson
Photo : Francine Savoie Jansson

Le collectif musical Nikamu Mamuitun, qui signifie «chansons rassembleuses», réunissant des artistes autochtones et allochtones à travers la création et l’interprétation musicale, aux parcours et aux styles variés, a livré un beau spectacle à Hearst vendredi dernier au Conseil des Arts.

Hearst a accueilli un magnifique spectacle de Nikamu Mamuitun
00:00 00:00

La ville de Hearst est quand même géographiquement loin dans le Nord-Est de l’Ontario, mais grâce au Conseil des Arts, les gens de la communauté sont parvenus à avoir accès à des spectacles de grande envergure comme celui-ci, qui était magnifique, dont les artistes ont fasciné les spectateurs avec leur talent, leurs textes et une ambiance très chaleureuse.

Du côté de cet organisme, sa directrice générale et artistique, Valérie Picard, nous a confié qu’elle ne compare pas le nombre de participants concernant les évènements qu’elle organise, d’un spectacle à l’autre, mais qu’elle mise plutôt sur différentes disciplines et des noms d’artistes qui pourront attirer un bon nombre de spectateurs.

«Pour ce spectacle-là, on a eu au-dessus de 120 spectateurs. Donc, c’était quand même une très bonne réussite», a déclaré Mme Picard.

L’évènement a mis en scène une distribution d’artistes qui représente plus d’une région, car si l’autrice-compositrice-interprète franco-ontarienne Mimi O’Bonsawin était la seule représentante de l’Ontario, le reste de la troupe jetait des ponts entre le Manitoba et le Québec.

D’ailleurs, à part Mimi, il y avait une autre artiste métisse, Willows, originaire de la Rivière-Rouge au Manitoba. Les autres personnes du groupe venaient toutes du Québec.

Selon Valérie Picard, la plupart des membres de ce collectif de musiciens sont Québécois, représentés aussi bien par des voix autochtones que par des artistes allochtones, notamment Sandrine Masse, Pako, Ivan Boivin-Flamand, Mariko, Velours Velours, Guillaume Arsenault et Luan Larobina. 

«Ce spectacle qui s’appelle Mamowi, ce qui veut dire “ensemble”. Ils se sont rassemblés, ces neuf artistes-là, l’année passée pendant une résidence de création pour créer toutes des nouvelles chansons. Donc, qu’est-ce qu’on a vu, c’était vraiment la création originale de différentes compositions par ces artistes-là pour sensibiliser les gens, par exemple sur la réconciliation. C’est pour cela qu’on a présenté le spectacle le 2 octobre, qui était quelques jours après le 30 septembre, la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation.»

Mme Picard a précisé que ce spectacle était une occasion pour les gens de la communauté de venir découvrir, d’écouter et de voir les talents des artistes, non seulement autochtones, mais aussi francophones canadiens, et qu’il constituait également un moment de partage et d’appréciation pour la musique et les différentes cultures.

«Le spectacle a commencé vers 20 h pour une durée d’environ quatre-vingt-dix minutes. La foule était vraiment chaleureuse. À la fin du spectacle, les gens qui sont sortis de la salle, ils nous ont dit qu’ils ont bien aimé le spectacle et que c’était une belle découverte. Il y avait certaines personnes qui ont même dit qu’ils iraient en ligne pour voir s’ils peuvent télécharger leurs albums. Donc, je crois que c’était vraiment un bon moment et que ce fut bien apprécié par le public.»