Cette reconnaissance marque une étape importante dans l’histoire de l’établissement et témoigne de son évolution, de son identité ainsi que de son enracinement dans le Nord de l’Ontario.
Le secrétaire général de l’Université, Daniel Fauchon, qui était au cœur des démarches afin de parvenir à l’obtention de cet outil symbolique pour l’institution, a admis que c’était un long processus mené auprès de l’Autorité héraldique du Canada qui est exclusivement chargée de concéder ou d’enregistrer les armoiries.
Pour lui, ces armoiries représentent bien plus qu’un simple symbole visuel, mais elles constituent un emblème permanent qui reflète l’histoire, la vision, les valeurs et les aspirations de l’Université de Hearst.
Autrement dit, elles sont accompagnées d’une devise : «Enracinement, Savoir et Engagement», trois mots qui traduisent les valeurs fondamentales portées par l’Université de Hearst. Cette devise exprime à la fois l’attachement à la communauté, ainsi que l’importance de la connaissance et la volonté de contribuer activement au développement de sa communauté.
Fruit de plusieurs années de réflexion, de consultations et de collaboration avec l’Autorité héraldique du Canada, ces armoiries racontent, à travers un langage symbolique, ce qui distingue l’Université et sa communauté.
Ces dernières s’articulent autour de plusieurs symboles soigneusement choisis, à savoir les couleurs vert, or et bleu, emblématiques de l’Université, qui évoquent respectivement les forêts boréales, les richesses naturelles de la région et les grandes rivières du Nord.
Quant au blanc, il rappelle la neige, les grands espaces nordiques ainsi que la créativité et l’inspiration. Le cimier, lui, présente deux épinettes noires aux racines entrelacées et les deux arbres symbolisent la résilience, la persévérance et la croissance continue de l’Université, tandis que leurs racines représentent les liens profonds qui unissent la population étudiante à son établissement.
D’autre part, les supports sont deux lynx du Canada, animaux emblématiques de la forêt boréale reconnus pour leur vision et leur capacité d’adaptation. Ils illustrent l’engagement de l’UdeH à préparer sa population étudiante à relever les défis d’un monde en constante évolution.
Les quatre symboles suivants, soit le sol de taïga, les trilles, les fleurs de lys et les crosses de fougère, qui figurent également dans les armoiries, complètent l’ensemble en évoquant à la fois le territoire, la francophonie et le parcours de transformation que représente l’expérience universitaire, tout en reflétant parfaitement une identité enracinée dans le Nord.
Désormais, ces armoiries feront partie du patrimoine institutionnel de l’Université et pourront être utilisées à perpétuité. Elles apparaissaient d’ailleurs pour la première fois sur les diplômes remis lors de la collation des grades 2026, ajoutant une dimension symbolique particulière à cette cohorte de finissantes et finissants.
«Après plusieurs années de travail, de consultations et d’échanges avec l’Autorité héraldique du Canada, l’aboutissement de ce projet marque une étape importante pour notre institution. L’élaboration de ces emblèmes héraldiques nous a donné l’occasion de réfléchir collectivement à ce qui nous définit comme université : notre histoire, notre enracinement dans le Nord-Est de l’Ontario, notre engagement envers la francophonie et auprès des communautés, ainsi que l’importance que nous accordons au savoir, à l’apprentissage et au développement de chaque personne», a déclaré Daniel Fauchon.
M. Fauchon est revenu sur le processus qui les a conduits à cette étape, rappelant l’obtention de l’autonomie de l’Université de Hearst en 2022, ajoutant que le désir de se doter de ses propres armoiries est né à partir de ce moment-là. C’est d’ailleurs ce qui les a poussés à entreprendre les démarches auprès du conseil des gouverneurs à l’époque.
«J’ai participé à la création d’un comité formé en 2023 qui était composé de plusieurs personnes et différents représentants de l’Université, entre autres le corps professoral, des membres de l’administration et nous ensemble, on a réfléchi à ce qu’on souhaitait avoir dans nos armoiries comme éléments, mais également une devise (…). Par la suite, on a consulté à quelques reprises la communauté universitaire pour avoir leur avis et certains éléments à intégrer dans nos armoiries. Je suis fier d’avoir contribué à ce processus-là avec les gens qui étaient très engagés au sein du comité.»
