Parmi les lauréats et les lauréates figure Jessiane Belair, élève en dernière année à l’École secondaire catholique de Hearst.
Cet élève, qui souhaite poursuivre ses études postsecondaires à l’Université de Hearst l’année prochaine dans le programme d’administration des affaires, nous a confié que c’est l’un de ses amis qui l’a encouragée à participer à ce concours.
«Il y a un de mes amis qui est déjà à l’université qui m’a envoyé le lien pour appliquer sur le concours. Parce que lui, il avait participé dans le passé et il avait gagné. Et moi, je me suis dit que “je n’ai rien à perdre, j’ai participé et j’ai gagné”.»
Selon Jessiane, le processus de participation à cette activité académique n’a pas été du tout compliqué, mais avant d’envoyer le texte, il faut juste simplement remplir un court formulaire.
Cette édition 2025-2026 du concours, lancée à l’automne dernier, a suscité un vif enthousiasme partout au pays, avec 639 rédactions soumises par des élèves du secondaire.
Ces jeunes étaient invités à développer leur pensée critique et leur créativité dans un texte de 750 mots portant sur le sujet suivant : «Qu’est-ce qui est le plus important : faire, écouter ou parler ?».
À travers cet exercice de rédaction, les participants et participantes devaient explorer cette idée en s’appuyant sur leurs expériences, leurs valeurs et leur vision du monde.
En effet, les participants et participantes ont concouru pour l’une des 100 bourses offertes par 15 institutions postsecondaires partenaires à travers le Canada. D’une valeur variant de 1 000 $ à 28 000 $, ces bourses totalisant 388 000 $ visent à encourager les jeunes à poursuivre leurs études postsecondaires, en tout ou en partie, en français.
Jessiane Belair a remporté une bourse de 4 000 $ après avoir écrit un texte de 750 mots avec toutes les informations qu’il fallait inclure, notamment son nom ainsi que l’université qu’elle a choisie pour son baccalauréat.
«Il y avait trois choix qui sont écouter, parler ou faire, et on nous demandait de choisir notre opinion. Mais moi, je trouvais qu’écouter c’est plus important. Donc, il fallait écrire un texte de 750 mots et c’est ça que j’ai fait (…).»
Le contenu du texte de l’élève explique l’importance d’écouter, quelle que soit la situation, car, souligne-t-elle, cela permet d’éviter des problèmes comme l’incompréhension ainsi que certains conflits, notamment dans les relations avec les autres.
Autrement dit, son texte met en lumière l’importance primordiale de l’écoute, souvent reléguée au second plan, derrière la parole, dans la vie quotidienne. Elle a rappelé qu’écouter ne se limite pas au silence, mais implique une attention réelle aux propos et aux émotions d’autrui.
Jessiane Belair a d’abord souligné que l’écoute favorise une meilleure compréhension du monde et des autres, en permettant d’accéder à de nouvelles idées et de percevoir ce qui se cache derrière les mots.
Elle a ensuite démontré que l’écoute constitue un pilier des relations solides, en instaurant respect et confiance. Enfin, pour elle, l’écoute apparaît comme un outil essentiel servant à prévenir et résoudre les conflits, en facilitant la prise en compte des besoins et des sentiments de chacun.
En choisissant «écouter» comme thème pour participer au Concours national de rédaction, au détriment des deux autres propositions, Jessiane Belair en vient à la conclusion que le savoir écouter constitue une qualité indispensable, essentielle à la compréhension, à l’harmonie et à la qualité des relations humaines.
Cette bourse, remportée par Jessiane et initiée par l’organisme Le français pour l’avenir, l’a profondément réjouie, même si elle ne s’attendait pas à un si beau résultat.
«Je suis très contente d’avoir participé à ce concours et c’est une très belle expérience. Je trouve en même temps que ça va m’aider pour mes études plus tard (…). Je me suis sentie vraiment chanceuse.»
Jessiane a révélé que durant tout son cursus scolaire, elle «a toujours eu le goût d’écrire dans de petits carnets, surtout lorsqu’elle était plus jeune, et c’est d’ailleurs ce qui a facilité sa participation».
