le Mercredi 3 juin 2026
le Mercredi 10 Décembre 2025 12:10 Éducation

Une initiative collective pour apporter du soutien et du réconfort

Stéphanie Lemieux est entourée par des enfants dans les « bateyes » lors de son dernier voyage humanitaire en 2024. — Photo de courtoisie
Stéphanie Lemieux est entourée par des enfants dans les « bateyes » lors de son dernier voyage humanitaire en 2024.
Photo de courtoisie

L’École secondaire catholique de Hearst organise un voyage humanitaire à La Higuera, en République dominicaine, le 8 mai prochain, pour une durée d’une semaine, afin de participer à la mission Esperanza de Sœur Maude Rhéneau.

Une initiative collective pour apporter du soutien et du réconfort
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Ce projet qui existe depuis plus d’une décennie, a pour objectif de sensibiliser les élèves de l’établissement à la pauvreté au-delà des frontières, de voir les injustices qui se passent dans différents pays et avoir une prise de conscience en découvrant d’autres réalités de la vie.  

L’une des responsables, Stéphanie Lemieux, animatrice culturelle et pastorale à l’École secondaire catholique de Hearst, qui coordonne ce projet avec trois autres enseignants, souligne que cette initiative est en place depuis plusieurs années et qu’elle revient tous les deux ans, au même endroit.

« Je ne suis pas certaine de l’année exacte à laquelle nos voyages humanitaires ont commencé, mais ça fait une bonne quinzaine d’années, certain, qu’on se rend toujours à la même place en République dominicaine pour aider la population haïtienne. »

La nature de ce voyage humanitaire est totalement différente d’un déplacement culturel, explique Mme Lemieux, affirmant qu’il s’agit d’un projet qui demande beaucoup de préparation et que, dès leur retour, le projet se poursuit pour les deux années suivantes.

Pour assurer la bonne réalisation de leur projet, dans des conditions de sécurité adéquates, Stéphanie Lemieux et tout le groupe seront hébergés comme d’habitude dans la maison des missionnaires de Sœur Maude, qui a mis en place un important établissement. Elle y a développé à la fois une école pour les Haïtiens, une maison pour les personnes âgées en perte de mobilité ainsi qu’un soutien aux habitants des « bateyes », de petits campements souvent dépourvus d’électricité et d’eau.

Installée en République dominicaine depuis 1994, la mission de Sœur Maude Rhéneau, d’origine haïtienne, consiste à soutenir les travailleurs de la canne à sucre.

«Quand on était en République dominicaine en 2024 avec 18 élèves, on est allé faire une heure de travail avec les coupeurs de canne à sucre dans les champs. Et puis, après une heure, on a quitté alors que ces travailleurs-là font ça pendant des heures et des heures et ont leur paie juste 3 $ par jour. Ils sont vraiment exploités et, nous, on avait trouvé ça très difficile.»

Une fois rendue à La Higuera, l’équipe du voyage humanitaire tente d’apporter du bonheur dans les bateyes en distribuant des sacs de nourriture contenant du riz, des sardines et parfois des effets personnels comme des brosses à dents et d’autres articles essentiels.

La première étape, précise Mme Lemieux, consiste à effectuer un recensement en se rendant dans un batey, en collaboration avec Sœur Maude, qui a tout organisé avant leur arrivée sur le terrain.

« C’est vraiment elle qui s’occupe de choisir dans quel batey on va se rendre. Donc, on se rend dans le batey, et on va voir chaque petite famille pour demander combien sont des adultes et combien sont des enfants. Et puis, on leur donne un coupon. Par la suite, nous, on leur dit qu’on va revenir demain, gardez vos coupons et quand vous allez nous remettre vos coupons, on va vous donner un sac de nourriture. »

D’après Stéphanie Lemieux, toute la nourriture apportée sera préparée chez Sœur Maude, mise en sacs, puis distribuée le lendemain. Les membres se diviseront en deux équipes : l’une chargée de remettre les sacs de nourriture et l’autre d’animer le village avec de la musique, auprès des enfants et des familles.

Ce séjour d’une semaine à l’extérieur du pays exige une bonne préparation de la part des élèves, et c’est pourquoi les responsables du voyage leur fournissent toutes les informations nécessaires.

« Ce n’est pas juste un voyage de plaisance. Nos élèves doivent connaitre la culture, connaitre un minimum d’espagnol pour pouvoir se débrouiller, parce qu’une fois arrivés là-bas, on sera avec des gens qui parlent une langue différente. C’est pour cela, on va leur donner tout l’apprentissage nécessaire pour qu’ils puissent vivre une belle expérience. »

Concernant les inscriptions des élèves intéressés avant la clôture de la liste, l’équipe de pilotage a d’abord fait une annonce à la radio étudiante, invitant tous ceux et toutes celles qui souhaitaient participer à donner leur nom.

Des séances de présentation et d’information ont ensuite été organisées afin de leur permettre de comprendre la différence entre un voyage de plaisance et un voyage humanitaire, pour éviter toute confusion. En effet, certains élèves pourraient s’inscrire en espérant passer des journées à la plage, mais ce n’est pas du tout le cas, précise l’animatrice culturelle.

Quant à la seconde étape, il s’agissait de la rencontre avec les parents, une étape jugée essentielle puisqu’elle leur permet aussi de comprendre le contexte d’un voyage humanitaire. Le nombre d’élèves inscrits cette année est de 21.

À cela s’ajoute que le groupe du voyage humanitaire a mobilisé toute la communauté pour récolter des fonds en organisant diverses activités de collecte, en collaboration avec la mission Esperanza.

Selon Stéphanie Lemieux, ces initiatives ont bénéficié d’une participation massive, tant de bénévoles que de soutien, et comprennent notamment la vente de billets pour un tirage 50/50. L’ensemble des retombées servira à couvrir les frais de transport, d’avion et d’hébergement ainsi que la nourriture et tout le matériel que le groupe humanitaire achètera pour les familles.